La Tribune

Czarina Musni, avocate philippine contrainte à l'exil après avoir été « redtaggée »

Vitre brisée







  

Patrick Henry
Patrick Henry

Ancien président

Défenseuse de fermiers et de communautés indigènes à Mindanao, Czarina Musni a été dénoncée comme communiste par le gouvernement philippin et a dû s'exiler aux Pays-Bas en 2020.

Czarina Musni est une avocate philippine.

Originaire de l’île de Mindanao, membre de la National Union of Peoples’ Lawyers et, jusqu’à l’année dernière, secrétaire de sa section locale (Mindanao Union Peoples’ Lawyers), elle a assumé la défense de nombreux fermiers ou communautés indigènes qui tentent de s’opposer aux expropriations et concessions qui les privent de leurs terres au profit de grandes entreprises nationales ou internationales.

Comme beaucoup de ses confrères, elle a, pour cette raison, été « redtaggée » par le gouvernement, c’est-à-dire dénoncée comme membre du parti communiste. Dans ce pays, être « redtaggée » revient à être l’objet d’un permis de tuer. Devant les menaces qu’elle a reçues, elle a été contrainte de s’exiler aux Pays-Bas en 2020. Son retour au pays n’a pas encore été possible en raison des dangers qu’elle courrait si elle y rentrait.

Ce 14 juin 2024, elle a témoigné de cette situation lors d’un colloque organisé à Lyon à l’occasion de la Journée internationale du procès équitable.

Pour en savoir plus :

  • Czarina Musni - Ciutats Defensores dels Drets Humans (ciutatsdretshumans.cat)
  • Pour défendre Czarina Musni :

  • Czarina Musni struggles for justice in the Philippines – BalieBulletin Midden-Nederland (baliebulletin-middennederland.nl)
     
  • Crédit photo : Kent Madsen, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons